Quel pourrait être le point commun entre un doctorat d’anthropologie, une licence STAPS, une grave blessure au genou, l’exégèse de textes indiens fondateurs et le yoga ? La réponse est : Kamel Boukir. Car avant de rencontrer la pratique des asanas, Kamel a découvert la spiritualité indienne durant son cursus d’anthropologie, poursuivi après une première licence STAPS. Après une grave blessure au genou qui l’oblige à se poser, il découvre la dimension corporelle derrière les textes sacrés.

Son enseignement, soucieux de la singularité de chaque corps, des possibilités des uns et des limitations des autres, accueille la diversité des chemins qui mènent chacun sur le tapis. Espaces de liberté ouverts grâce aux mouvements qui reviennent à l’essentiel, ses cours visent à faire du tapis un sanctuaire où l’on peut s’abandonner à être, tout simplement.

Il lève le voile sur le contenu des deux cours qu’il animera durant le festival :

  • Samedi 16h à 17h30. « Le monde à l’envers ». Une pratique focalisée sur les bases nécessaires à toutes les postures d’inversions (équilibre sur les mains, coudes et tête). Elles sont amenées par un vinyasa dynamique qui permet une entrée sereine et progressive dans les asanas. Pour travailler les points techniques que requiert chaque inversion, des mini-ateliers ponctuent la pratique afin d’aborder la spécificité de chacune d’entre elles. Cette Master Class est destinée à celles et ceux qui veulent prendre le temps d’approfondir (ou débuter) leur pratique des inversions.

 

  • Dimanche 14h à 15h30. « Au-dedans, la vacuité ». Une Master Class autour d’un vinyasa qui cultive la lenteur et l’écoute intérieure. C’est une invitation à retrouver l’enfant qui sommeille en chacun de nous en replongeant aux sources de l’expression corporelle libre et naturelle. S’il s’agissait d’un poème, ce serait une ballade ; un rythme; des mots, ceux qui vont au-delà du langage. Pour susciter le lâcher-prise en allant chercher des mouvements denses et intenses.